Cinquième confidence…

Ce n’est pas vraiment une confidence, mais plutôt un tête à tête entre nous. Il m’arrive souvent d’avoir besoin de faire le point. Je profite toujours du calme qui s’installe, à la nuit tombée, et je ferme la porte de ma chambre, qui reste d’habitude toujours grande ouverte. Je me mets alors une douce musique et je ferme les yeux. C’est loin d’être une véritable méditation, juste un flot de pensées que je cherche désespéramment à remettre dans le bon ordre. Je suis quelqu’un de plutôt actif et passionné, mais malgré mes journées bien remplies, le fait d’être sans cesse dans l’attente de notre départ n’est pas toujours simple à gérer pour moi. Je me sens, comme qui dirait, totalement spectatrice de mon destin.
Pourtant l’Irlande fait partie intégrante de ma vie aujourd’hui. Je regarde des reportages, des vidéos sur youtube, je n’ai de cesse de remplir mon carnet d’informations. La musique, les coutumes, le sourire de ce peuple, les moutons aussi! Tout me fascine! Mon bureau est entouré de cartes postales que Fanny a ramené de son dernier voyage en Irlande.
Malgré tout, je refrène énormément mes pensées. J’essaie d’être toujours d’humeur positive et console les enfants chaque fois que je sens que la tristesse les gagne. Je me dois de les rebooster, les secouer, les faire rire, mais je comprends tant leurs attentes.
Ma vie, notre vie est là bas. J’attends tant de mes rencontres, de mes échanges. Et alors, toujours les yeux clos, je nous vois, je me vois…

Je pleure et j’enlace mes petits. Nous posons enfin nos pieds en terres irlandaises.
Mes enfants courent au milieu des collines et sur les longues plages désertes.
Je me balade au cœur des forêts féeriques.
Je respire…enfin.

Mon thé réchauffe mes mains glacées car je viens de jardiner au dehors.
Je me balance sur ma terrasse observant le vol incessant des oiseaux.
Je tisse à l’air frais profitant d’une accalmie de pluie.
Nous ramassons de jolis galets, polis par l’eau marine, afin de les colorer.

Je discute avec ce vieil homme qui connaît tout de son village.
Je trie mes livres et arrange ma maisonnet.
Je visite sans cesse et sans relâche ce beau pays.
Je cueille de jolis bouquets de fleurs champêtres.

Je tricote près du poêle en écoutant mes enfants jouer de la musique.
Je photographie les irlandais, les musiciens, les agriculteurs, les artisans, les sourires que chacun d’eux m’offre.
Nous mangeons des « Fish and Chips » traditionnels.
Je marche des heures dans la nature.

Nous visitons le lac de la série « Vikings ».
Je cherche mes douces amies les fées.
Je cultive mon potager coloré.
Nous buvons une bière entre filles!

Je fabrique des ponchos.
Nous dansons sous la pluie, encore entre filles!
Je peaufine mon anglais.
Je vis….libre!

Petit point sur notre départ

Nous sommes encore dans l’attente, mais en même temps, il faut reconnaître que les choses ont avancé. Vous allez me dire, il était temps, nous sommes quand même embourbés dans ce procès depuis plus de deux ans maintenant, avec tous les soucis que cela comporte. Par contre, les termites, elles, sont définitivement éradiquées. Cela me peine un peu. J’avais vu, avec les enfants, un superbe film « LA CITADELLE ASSIÉGÉE » qui nous avait passionné! Malgré tout, savoir qu’ils ne sont plus en train de grouiller par milliers dans notre cave et dans nos murs, me rassure, c’est bien évident.
Dans l’attente du paiement: travaux, indemnités, relogement, déménagement, paiements avocats et expert…nous rêvons.
Oui, nous rêvons de notre nouvelle vie en Irlande.

Je sais qu’elle sera simple, proche de la nature, car nous avons choisi de vivre au milieu des belles montagnes de la région de Wicklow, près de Dublin. On l’appelle aussi la région des lacs, superbe, envoûtante, parsemée de multiples chemins de randonnée, offrant cascades et vues splendides sur les crêtes parfois même enneigées, au cœur de l’hiver.
Notre futur tient donc à quelques tractations financières longues et pénibles, il ne peut en être autrement lorsque l’on a tant d’enfants et surtout des contraintes pécuniaires comme le loyer de notre maison.
Après cela, vogue la galère, je mets tout en route pour trouver un transporteur afin de déménager nos affaires. Nous y avons beaucoup réfléchi et nous emporterons peu de mobilier. C’est surtout les livres qu’il nous ait impossible de laisser en France. Je ne ferai pas non plus l’impasse sur les nombreux bouquins d’Heaven auxquels elle tient particulièrement. Nos séries, nos nombreuses statues nous suivent aussi. Nous nous déchargerons, par contre, de la déco et de la plupart de nos vêtements. Sachant que le climat irlandais est très fluctuant, je préfère nous rhabiller une fois sur place. Pour nous, les filles de la maison, de chouettes bottes, un ciré, de gros pulls et quelques leggings feront bien l’affaire!
Je me vois déjà, jardinant un petit bout de terre, randonnant avec mes loulous et notre chienne Lexie, profiter de mon atelier, peignant et créant pour vous, visitant toute l’Irlande, puis l’Ecosse, l’Angleterre et le Pays de Galles.

Cette projection de nous en pays irlandais me plait plus que tout, c’est celle que nous avons choisi ensemble, faisant confiance à Fanny qui nous a tant loué ce pays fabuleux.
J’ai également pris une grande décision: Je compte enfin m’acheter un camping car, quoi qu’il m’en coûte! Ce sera pour moi, un vrai vent de liberté! Je me suis, en effet, renseignée et je ne peux emmener avec nous mon trafic, trop de coût et de complication. Le camping car nous permettra de nous déplacer sans regarder l’heure en prenant le temps de voyager. Plus tard, je prendrais une petite voiture pour les déplacements courts, sport des enfants, courses, sorties en petit comité. Après tout, les enfants grandissent et je ne serai pas toujours obligé de sortir avec mes 8 enfants, à 9 donc!

J’espère donc voir le bout du tunnel arriver avant la rentrée, ce serait formidable! Alors, croisons les doigts!!!

Quatrième confidence, mon futur univers pro

Plus qu’une confidence, une invitation à entrer dans mon petit univers. Suivez moi, vous serez les premiers à voir, de plus près, ce qui m’a animé ces dernières semaines.
J’ai trouvé une des voies professionnelles qui semblerait me convenir. Je me suis initiée à la confection de bijoux, pierres naturelles, dremacatchers, colliers pour enfants. Je ferai un choix définitif dans quelques mois, mais plus que tout, j’ai redécouvert la peinture sur bois avec les peg dolls et cela me plait beaucoup!

Voici quelques exemples de bijoux que j’aie confectionnés:

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Je cherche actuellement des fournisseurs pour étoffer les objets en bois que je pourrai vendre, comme petite vaisselle, arc en ciel, animaux en bois etc…
Je me vois bien vendre mes objets en bois, avec un coté pierres naturelles, bijoux et dremacatchers et de l’autre un tas de petits objets en bois consacrés aux enfants. Je compte ouvrir également ma petite boutique chez Etsy, dès notre arrivée en Irlande ou peut être juste avant notre départ, à voir.
Cela vous plait il?

Troisième confidence, assumer son corps et son style

Oh, quel sujet épineux, en tous les cas ici!…En fait, je ne me suis jamais vraiment aimée. Trop grosse, trop vieille, trop ceci, trop cela! Bref! Mes enfants qui ont entendu cela durant toutes leurs petites vies en ont souvent eu ras la casquette!!
Le défi des 100 jours m’a permis de comprendre un fait certain: Si cela ne me convenait pas, il fallait que je me bouge les fesses!

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Un certain nombre de défis sont proposés, mais l’on peut également ajouter ses propres défis.
Le mien a été de perdre ses 4 kilos qui m’embarrassaient la vie!
Et j’ai réussi! Après avoir galéré plusieurs mois, c’est comme si j’avais eu un déclic! J’ai repris doucement mon sport et mangé plus léger. Mais surtout mon secret a été de manger lorsque j’avais faim! C’est étonnant de simplicité. Là, je ne me suis pas privée. Evidemment, je ne profitais pas de cet état de fait pour me jeter sur le frigo, mais je mangeais vraiment lorsque j’avais faim, tout bonnement! Partie en vacances quelques jours, j’ai même mangé de la pizza, des frites et des glaces, mais toujours en quantité raisonnable!

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Evidemment, ça n’a pas toujours été facile, alors, je me suis mise à boire beaucoup de tisanes, il faut dire que cela cale pas mal juste après les repas, pour éviter des grignotages.
J’ai encore trois kilos à perdre, mais je veux, pour l’instant me stabiliser.

J’ai également décidé de m’assumer davantage. J’ai commencé à customiser certains de mes vêtements: J’ai toujours aimé le style hippie, bohème, mais n’ai vraiment jamais trop osé le porter. Pourquoi? Pourquoi se mettre autant de barrières? Il est temps de se libérer un peu! Mes sarouels sont donc de retour! J’adore ça!
Idem pour mes cheveux, lissés en arrière, « scotché » auparavant avec de la laque, que j’essaie de laisser plus libres à présent.

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Etre libre de chanter, danser et d’aimer la vie. Pour cela, il faut commencer à s’aimer soi même un peu, non? 😉

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Deuxième confidence, mon rapport à la mort et à la vie

Avant toute confidence ludique, personnelle ou amusante, je me dois de vous livrer cette partie obscure de ma personnalité. J’ai vraiment deux cotés en moi: Je suis terriblement sensible mais extrêmement forte aussi. Je rassure ceux qui s’inquiètent, ce coté noir qui fait aussi partie de moi, est enfoui bien loin dans mon âme et se terre…car il sait qu’il n’est plus le bienvenue dans ma vie!
Il y aurait tant à dire, mais je ne rentrerai pas dans tous les détails de ma jeunesse, ce n’est aujourd’hui plus important à mes yeux. Il faut savoir que j’ai fait un gros travail sur moi, et en psychothérapie durant plusieurs années afin de vaincre cette douleur qui m’envahissait. Je souhaitais alors tellement mourir, c’était, vous savez comme lorsque l’on fait un vœu à ce génie imaginaire, un vœu qui nous sauverait de tout et nous apporterait la paix tant espérée. C’est vraiment ça, un espoir perdu. Mourir, partir, mais surtout être délivrée de tant de peine.
A cette époque, où j’étais adolescente, je souffrais terriblement d’un manque d’amour. Il n’y avait donc pour moi, aucun intérêt à vouloir rester ici, ni à me battre pour quelque raison que ce soit. Je ne me souviens pas avoir tant pleurer que cela…je voulais juste en finir, partir et m’envoler. Pour moi, je ne pouvais et ne voulais faire partie de ce monde horrible, c’était trop difficile, trop dur, trop insupportable.

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Aujourd’hui, j’ai parcouru un long chemin, j’ai pardonné, je n’ai plus de rancœur, plus de douleur intense. Je fais juste ma route. Je me suis recréée ma propre famille. Tout est lié, bien sûr. Notre enfance, ses dommages et ses bonheurs, nous suivent tout au long de notre vie. J’ai longtemps composé, donc, avec cette douleur et il est vrai que le pardon m’a beaucoup aidé. On ne peut vivre emprunt de haine. Alors, la douleur devient trop forte et nous étouffe peu à peu.
Fanny m’a énormément aidée. Elle m’a soutenue lorsque la douleur revenait, m’a encouragée, m’a fait rire, m’a montré le chemin. Aujourd’hui, je suis totalement épanouie! Je peux, cependant, dire que mes enfants m’ont sauvé la vie. Que l’amour infini que nous nous portons m’a sauvé la vie. Ils sont tout ce pourquoi je me bats. Je continue à trouver, souvent, ce monde cruel, mais je sais et j’ai appris que de belles personnes existaient aussi. Que des gens fantastiques pouvaient œuvrer pour le monde, pour leurs prochains et que la vie peut être merveilleuse.
Pour vous qui souffrez, sachez qu’il y a toujours de l’espoir quelque part. Il faut alors s’ouvrir et accepter de voir enfin que le monde n’est pas si mauvais, que la terre est magnifique, que quelqu’un peut vous tendre la main et que la vie peut vous sourire à nouveau.

Première confidence, mes tatouages et leurs histoires!

Je suis fan de tatouages depuis un long moment déjà! Il a fallu attendre une séparation pour que je m’essaie enfin réellement à ce qui allait devenir une passion! Si je pouvais, je serai certainement, en partie, recouverte de ces dessins éternels. Ecrire une page de sa propre histoire de façon indélébile sur son corps, n’est certes pas un acte anodin, mais au contraire, à mon avis, un choix réfléchi. Je trouve triste que l’on puisse juger des personnes qui portent des tatouages. On peut ne pas aimer bien sûr, mais parfois le regard des gens peut faire mal, quel dommage! Le tatouage existe depuis plus de 5000 ans, rendez vous compte! « Otzi » en était lui même doté, sans compter ces trois momies égyptiennes portant de multiples traces de tatouages, fascinant! Il serait donc temps d’accepter les autres comme ils sont sans chercher à uniformiser tout le monde.

Non, je ne suis pas, bien entendu, cette charmante jeune fille pulpeuse au corps sublime que vous voyez là! Hihi!! Mais quelle beauté! Evidemment, pour ceux qui ne sont pas friands de tatouages, ce sera difficile à comprendre, mais je trouve ça personnellement splendide!

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Je vais commencer par le dernier en date. Ma fascination pour les amérindiens a toujours existé. Petite, je regardais avec enchantement et curiosité les westerns en m’attachant particulièrement aux indiens d’Amérique, que je trouvais d’une beauté sauvage troublante. Leur culture, leurs vêtements, leurs cheveux, leurs habitats me passionnaient. Depuis, mon voyage aux Etats-Unis a confirmé cet engouement. J’ai d’ailleurs ramené un arc magnifique réalisé par un navajo particulièrement doué.

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Ma tatoueuse en a profité pour me redessiner mon premier tatouage, le ying et le yang, vieux de mes 17 ans! Cette artiste a un talent fou! Elle a su me réaliser un dreamcatcher tout en finesse aux traits fins et féminins, j’en suis ravie!

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Viennent ensuite deux tatouages de bras, placés au niveau des épaules. le premier signifie: Bonheur, sept, enfants. Depuis, Heaven est apparue dans ma vie, je cherche actuellement une jolie idée afin de l’ajouter sur ma peau. Le second est un mot d’amour au père d’Heaven. Même si notre histoire est terminée, je n’ai aucun regret. Tous mes tatouages font partie de moi, mais heureusement, je suis la seule ou presque à en connaître la signification. 🙂

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Pour finir, la jambe gauche avec un Bouddha sage et tranquille, entouré de fleurs de cerisier. Les charmes de l’Asie sont fascinants. Aimeriez vous vous faire tatouer? En avez vous, pour les autres?

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Après les peurs, des rêves!

Au réveil, 5h22. Il m’arrive souvent, je dirai même, plus que de raison, de me coucher au lever du jour. J’entends alors le gazouillement des oiseaux et aperçoit, à travers les vieux volets, les premiers rayons perçants du soleil. C’est comme si, malgré mes paupières qui s’épuisent et la fatigue qui s’accumule, j’avais besoin de ces moments de solitude pour décompresser, faire le point ou tout simplement réfléchir.
Le fait d’être seule à élever mes nombreux enfants n’a jamais été une contrainte pour moi. Je dirai même que j’adore ça! Je me consacre pourtant pleinement à eux, même si j’ai réussi à avoir quelques précieuses minutes de temps en temps pour essayer d’organiser notre avenir.
Donc, le soir, ou plutôt la nuit, je rêve au futur, à mes enfants et à leurs désirs, à ce que sera leur vie. Mais il m’arrive aussi parfois, comme ce soir, de rester là, écoutant une douce musique à faire le point.
Voilà bientôt trois ans que je vis en mère célibataire. Cela me fait toujours drôle de dire ça, car je ne suis vraiment pas seule! Ma vie est terriblement remplie! J’ai fait le choix de ne plus jamais vivre avec un homme. Peut être qu’un jour, un bel irlandais me fera tourner la tête, qui sait! Mais jamais, oh, grand jamais, je ne partagerai à nouveau mon quotidien, ça c’est une certitude.
Je ne vois aucun inconvénient à vivre sans homme. Le seul bémol que je pourrai trouver à cette situation est que cet état de fait a fait surgir en moi certaines peurs qui m’étaient alors étrangères auparavant. J’ai effectivement terriblement peur de les quitter, de partir trop tôt, de ne pas poursuivre ma vie à leurs cotés, de ne pas connaître mes petits enfants. Heaven est si petite…Nathan est encore un bébé et les autres, même les plus matures, ont encore besoin de leur maman. Ma plus grande peur est que mes enfants soient séparés.

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Alors, je ferme les yeux et reprend confiance en la vie et mes certitudes reviennent. Rien ne pourra jamais nous séparer, notre amour est plus fort que tout.
Nous aurons une belle vie en Irlande, nous irons découvrir les sublimes cascades, nous resterons émerveillés devant les majestueuses falaises, nous pédaleront contre le vent le long des sentiers de la campagne irlandaise, nous plongerons dans les lacs frais de Wicklow, nous serons fascinés par la valse des chevaux sauvages du Connemara, nous sautillerons là où les géants ont déposé leurs pas, nous sourirons à cette nature célébrant les arbres à fées, nous saluerons ce peuple touchant et bienveillant, nous vivrons tout simplement en nous donnant la main, faisant face à tout le reste, ensemble et unis.
Alors, pourquoi me faire du souci?….Demain est un autre jour où j’aurai, à nouveau, la chance de les côtoyer, de les connaître et de les aimer. Oh, oui, qu’est ce que je suis chanceuse!

Le choix du célibat!

Peut-on vraiment être heureuse lorsque l’on est célibataire?
La réponse est oui, encore oui et toujours oui! Ce n’est pas toujours une fatalité!

Il y a une grosse différence d’ailleurs, et il faut le préciser, entre être célibataire et être totalement seule. Car à la réponse peut-on vivre heureuse lorsqu’on est seule, là, par contre je répond non et non, bien entendu.
C’est en réalité un équilibre à trouver, tout simplement. A l’heure où, pour la première fois de ma vie, je pourrai faire « des folies », je reste au contraire sage comme une image. Curieux, non? Et bien quelque part, cela s’explique. Tout d’abord, je ne suis jamais seule, je dis bien jamais. Très entourée, je nage ici dans le bien être total. Pas d’eaux troubles, juste une mer apaisante, où je peux, soit nager au milieu de quelques vagues, soit me détendre en faisant la planche.

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Ma vie est simple et aimante, malgré le bruit, les agitations et les remous festifs. Les enfants ont littéralement pris la place de toute autre chose. Mon cœur est si rempli d’amour que je n’en manque pas, tout simplement. Et le secret est là, je n’ai jamais, de toute ma vie, était aussi épanouie, comblée et heureuse. Plus de déceptions, de prises de tête et divers tourments. Je ne me dois plus alors de gérer une autre personne, de trouver sans cesse des solutions, de tenter d’arranger les choses. Malgré le grand nombre d’enfants qui vit avec moi, je n’ai jamais été aussi libre de toute ma vie. Libre, j’entends, faire ce que je veux quand je le veux. Evidemment, certains ne comprendront pas mon sens du mot « liberté ». Je ne sors pas seule ou avec Fanny, je ne vais pas m’éclater en boite, je ne pars pas en week end, ni m’absente plusieurs heures dans la journée, MAIS, je suis libre néanmoins car c’est mon choix. De plus, je sais que ce temps viendra. Je sais, que dans quelques années, je pourrai partir en virée avec ma grande pour visiter la Grèce, comme nous avions projeté un jour de le faire. Je sais, que je referai des soirées restau avec mes enfants, en binôme, histoire de se retrouver à deux. Je sais, que je parcourrai l’Irlande, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Angleterre en camping car avec certains de mes loulous.
Alors, oui, mes enfants sont tout pour moi et en fait, c’est là mon bonheur. Ils sont toujours présents, non loin de là. J’entends leurs rires et leurs musiques envahir la maison. J’entends leurs cris et leurs courses effrénées dans le grand escalier, j’entends leur souffle, quand vient le soir, et que je m’avance dans leurs chambres obscures. Je vois leurs moues râleuses lorsque je les réveille, je vois leurs sourires lorsqu’ils décident de se lier contre moi afin de me faire des farces et des chatouilles, je vois leur bonheur lorsque je les observe courir dans la forêt, et pendant ce temps, j’ai la chance de vivre avec eux, de les connaître, de les accompagner pleinement sans partager mon temps avec quelqu’un d’autre. Je ne suis là que pour eux, et c’est mon choix.

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Si j’étais en couple, pourrais-je m’envoler pour l’Irlande?
Pourrais-je partir faire des voyages au bout du monde? C’est bien mon intention pour plus tard!hihihi!
Pourrais-je papoter avec eux le soir, jusque tard dans la nuit, sur mon lit et parler de leurs avenirs?
Pourrais-je passer toutes mes soirées avec un ou plusieurs de mes enfants à regarder nos séries, papoter et refaire le monde?
Pourrais-je m’endormir dans le silence absolu permettant ainsi des rêves plus doux? Ah…le ronflement, une grande histoire!
Peut être, mais certainement pas aussi pleinement qu’aujourd’hui.
Et plus tard? Plus tard, je profiterai peut être de ces moments d’accalmies pour faire enfin ce que je n’ai et n’aurai pas eu le temps de réaliser…

L’Irlande, une évidence!

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Après de longs mois de recherches et de discussions, nous avons décidé de vivre à l’étranger. Nous avions prévu, au départ, de partir en Angleterre puis l’idée de poser nos valises définitivement en Irlande a été la plus forte. J’ai décidé de ne pas passer à coté de ma vie. Nous avons tendance à nous interdire des choses, à nous freiner dans nos élans, mais n’avons nous pas une seule vie à notre disposition? Longtemps, j’ai du apaiser, négocier, car lorsque l’on partage sa vie avec un binôme, il faut évidemment faire de nombreuses concessions. Mes envies de vivre ailleurs un autre destin ont souvent été étouffées, muselées jusqu’à disparaître au loin au fond de mon cœur. A présent, tout a changé! Les discussions sont plus claires, plus enivrantes. Les enfants ont ça de merveilleux, ils ont le don de croire et de rêver. Contrairement aux adultes qui sont souvent frileux et se posent mille questions, les plus jeunes ont cette naïveté qui ressemble à du courage. Nous partageons toujours nos avis. Nous nous écoutons les uns les autres et rien n’est imposé. Fanny, amoureuse de ces terres irlandaises, nous a depuis toujours vendues ces dernières. Au fil de mes recherches, et notre vie changeant peu à peu, j’ai reçu de plein fouet ce message: C’est là que nous devions aller. Notre besoin de nous retrouver dans la nature, notre envie de nous confondre avec ce peuple que le monde dit être un des plus accueillant sur notre planète, notre désir de vivre dans un nouvel habitat simple et chaleureux, notre bonheur de parcourir cette région aux décors époustouflants ont pris le pas sur d’autres interrogations. Il est curieux de constater combien ceux qui ont eu la chance de poser le pied en Irlande, reconnaissent avoir été totalement sous le charme de cette île. Tous concèdent à avouer que ce fut pour eux une expérience inoubliable. Il semblerait que ce pays soit magique. Son peuple y a gardé une authenticité, une rareté qu’il est tentant de partager. Maintenant que notre choix est définitivement posé, nous recherchons, et travaillons sur notre avenir. A moins d’une heure trente de Paris, notre voyage au pays des elfes est dans nos esprits enchantés.

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L’extrême gentillesse du peuple:
L’accueil des Irlandais est connu de par le monde. Un sourire agréable, un geste amical ou une aide précieuse apportée sans retour, les irlandais sont très courtois et toujours prêts à rendre service. La vie coule comme le lit d’une rivière. Néanmoins, ceux ci ne s’invitent pas forcément chez eux, mais préfèrent se retrouver autour d’un verre dans un pub. Cette manière de vivre nous correspond tout à fait. Bavards et aimant communiquer à souhaits, nous aimons aussi nous retrouver en toute tranquillité.

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Les paysages époustouflants:
A chaque fois que je regarde des photographies de l’Irlande, je suis époustouflée par la beauté de ses paysages. Ses falaises, ses lacs, ses chutes d’eau, ses châteaux, ses vieilles pierres et sa verdure mais aussi son étonnante capacité à rester au plus près de la nature, en protégeant celle ci.

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Le folklore local:
Le folklore irlandais est très riche. Ainsi créatures fantastiques, elfes avec les Tuatha Dé Danann, symboles et légendes se mêlent dans une folle ronde.

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Une grande ouverture d’esprit:
En ça, le pays ressemble au Canada, ouvrant ses portes à tous ceux de bonne volonté qui voudront se donner de la peine à l’ouvrage. Sans être diplômés, vous pouvez là bas prétendre à accéder à de nombreux jobs. La ténacité et le courage priment sur le niveau d’études.

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Le rêve est à portée de main, reste à nous y envoler…

Et s’ il pleuvait des fleurs

Là, allongée sur le sol, je ferme les yeux et j’espère qu’il pleuve des fleurs.
Leurs odeurs sucrées inondent alors mes narines aérées qui se régalent de cette sensation délicieuse.
Puis, je rêve que mon corps soit recouvert par cette palette de couleurs infinie et disparaisse.

Transportée vers cette nature qui m’accueille aux larges bras ouverts.
Je suis avec mes petits que j’ai vu éclore et l’air apaisé je retrouve l’essentiel et pourquoi je suis là.
Je n’ai vécu ma vie que pour cet instant présent. Et nous tenant main dans la main,
nous admirons cette vue, cette montagne verte et ce lac d’immensité.
Nous voilà, nous y sommes, c’est ici que nous devons être, c’est là que nous irons.

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