Deuxième confidence, mon rapport à la mort et à la vie

Avant toute confidence ludique, personnelle ou amusante, je me dois de vous livrer cette partie obscure de ma personnalité. J’ai vraiment deux cotés en moi: Je suis terriblement sensible mais extrêmement forte aussi. Je rassure ceux qui s’inquiètent, ce coté noir qui fait aussi partie de moi, est enfoui bien loin dans mon âme et se terre…car il sait qu’il n’est plus le bienvenue dans ma vie!
Il y aurait tant à dire, mais je ne rentrerai pas dans tous les détails de ma jeunesse, ce n’est aujourd’hui plus important à mes yeux. Il faut savoir que j’ai fait un gros travail sur moi, et en psychothérapie durant plusieurs années afin de vaincre cette douleur qui m’envahissait. Je souhaitais alors tellement mourir, c’était, vous savez comme lorsque l’on fait un vœu à ce génie imaginaire, un vœu qui nous sauverait de tout et nous apporterait la paix tant espérée. C’est vraiment ça, un espoir perdu. Mourir, partir, mais surtout être délivrée de tant de peine.
A cette époque, où j’étais adolescente, je souffrais terriblement d’un manque d’amour. Il n’y avait donc pour moi, aucun intérêt à vouloir rester ici, ni à me battre pour quelque raison que ce soit. Je ne me souviens pas avoir tant pleurer que cela…je voulais juste en finir, partir et m’envoler. Pour moi, je ne pouvais et ne voulais faire partie de ce monde horrible, c’était trop difficile, trop dur, trop insupportable.

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Aujourd’hui, j’ai parcouru un long chemin, j’ai pardonné, je n’ai plus de rancœur, plus de douleur intense. Je fais juste ma route. Je me suis recréée ma propre famille. Tout est lié, bien sûr. Notre enfance, ses dommages et ses bonheurs, nous suivent tout au long de notre vie. J’ai longtemps composé, donc, avec cette douleur et il est vrai que le pardon m’a beaucoup aidé. On ne peut vivre emprunt de haine. Alors, la douleur devient trop forte et nous étouffe peu à peu.
Fanny m’a énormément aidée. Elle m’a soutenue lorsque la douleur revenait, m’a encouragée, m’a fait rire, m’a montré le chemin. Aujourd’hui, je suis totalement épanouie! Je peux, cependant, dire que mes enfants m’ont sauvé la vie. Que l’amour infini que nous nous portons m’a sauvé la vie. Ils sont tout ce pourquoi je me bats. Je continue à trouver, souvent, ce monde cruel, mais je sais et j’ai appris que de belles personnes existaient aussi. Que des gens fantastiques pouvaient œuvrer pour le monde, pour leurs prochains et que la vie peut être merveilleuse.
Pour vous qui souffrez, sachez qu’il y a toujours de l’espoir quelque part. Il faut alors s’ouvrir et accepter de voir enfin que le monde n’est pas si mauvais, que la terre est magnifique, que quelqu’un peut vous tendre la main et que la vie peut vous sourire à nouveau.

4 commentaires

  1. beau témoignage Vic. Nos souffrances sont parfois tellement envahissantes qu’elles nous étouffent.
    Les belles gens sont souvent des personnes qui sont humbles et il faut du temps pour bien les connaître.
    Vos blogs donnent à penser que vous avez fini par en faire partie.

  2. Vic… Idem… Bisous. Mon don quichottisme de l’enfance ne vient pas de nulle part.

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